La maternidad de Elna

 

Álvaro Sánchez y Paola Hernández, IES Medina Albaida

C'était l'an 1937. Ma maman et mon papa habitaient dans un petit village du nord de l'Espagne. Papa était fermier et maman maîtresse de maison.
Un jour, papa a été appelé pour aller à la guerre et il a dû laisser maman toute seule.
Maman l'a attendu pendant deux longues années et à la fin papa est arrivé. Mais il ne portait pas de bonnes nouvelles. Ils devaient laisser le pays et partir immédiatement pour la France.
Dans ces jours maman est tombée enceinte. Quand ils sont arrivés en France avec d'autres Espagnols, ils étaient très fatigués à cause des longues marches mais ils ne pouvaient pas se reposer parce qu'ils devaient dormir sur le sable de la plage.
La nuit il faisait très froid et ils devaient dormir sans couvertures. Papa essayait de donner de la chaleur à maman mais un jour elle est tombée malade. Elle avait une forte fièvre et ils n'avaient pas de médicaments.
Quand je suis né au mois de décembre, maman n'a pas plus supporter la douleur et elle est morte. Papa était très triste. Il croyait qu'il ne pouvait pas s'occuper de moi et que j'allais mourir.
Un jour, Madame Eidenbenz est apparue sur la plage et elle a offert son aide à mon père. Je suis allé avec elle et papa est resté sur la plage avec les autres réfugiés.
Elisabeth Eidenbenz s'est occupé de moi. Elle m'a donné du lait, des couvertures, un berceau et après un petit lit. Elle m'a aussi enseigné à écrire en français et en espagnol et elle m'a raconté l'histoire de mes parents.
En 1944, la Maternité D'Elne a été fermée mais elle a pu me donner à une famille française avec qui j'ai habité jusqu'à aujourd'hui, 18 mai 1951. Maintenant, pendant que j'écris, j'attends mon vrai papa.
Il a été à Mauthausen après la plage de France jusqu'en 1945 quand ils ont été libérés.
A la fin, il a pu me rencontrer.
Je l'attends.
Je crois que quelqu'un a frappé à la porte.

Era el año 1937. Mi mamá y mi papá vivían en un pueblecito del norte de España. Papá era granjero y mamá hacia las labores de casa. Un día, a papá le llamaron para ir a la guerra y tuvo que dejar sola a mamá. Ella lo esperó durante dos largos años, hasta que por fin papá regresó. Pero no traía buenas noticias. Tenían que marcharse del país e ir a Francia. Fue durante esos días cuando mamá se quedó embarazada.
Al llegar a Francia, se encontraban exhaustos a causa de las largas caminatas, pero no pudieron descansar puesto que se vieron obligados a dormir sobre arena de playa. Las noches eran muy frías y debían dormir sin mantas. Papá intentaba dar calor a mamá, pero un día cayó enferma. Tenía una fiebre muy fuerte y carecían de medicinas.
Cuando yo nací en el mes de diciembre, mamá no pudo soportar más el dolor y murió. Papá estaba muy triste. Creía que no podría ocuparse de mí y que moriría. Un día, Madame Eidenbenz apareció en la playa y ofreció su ayuda a mi padre. Me llevó con ella y papá se quedó en la playa con los demás refugiados.
Elisabeth Eidenbenz se ocupó de mí. Me dio leche, mantas, una cuna y más tarde una camita. También me enseñó a escribir, en francés y en español, y me contó la historia de mis padres.
En 1944, se cerró la Maternidad de Elna, pero Elisabeth logró entregarme a una familia francesa, con la que he vivido hasta hoy, 18 de mayo de 1951.
Ahora, mientras escribo, espero a mi verdadero padre: después de la playa, estuvo en Mauthausen, hasta que fueron liberados en 1945. Al final, ha logrado encontrarme.
Le espero.
Creo que alguien ha llamado a la puerta.

 

 

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